De plus en plus d’ados gays et bis font leur coming out, notamment auprès de leurs parents. Les membres de la génération Z semblent en effet bien plus ouverts vis-à-vis de leur famille au sujet de leur identité sexuelle que les générations précédentes qui ont pavé le chemin…

Par Andrei Olariu

Un nombre record d’adolescents gays et bisexuels sortent du placard auprès de leurs parents. C’est en tout cas ce qui ressort d’une nouvelle étude américaine publiée dans la revue Psychology of Sexual Orientation and Gender Diversity. Cette enquête montre en effet que 66% des personnes de la génération Z (13-18 ans) interrogées sont sorties du placard auprès de leurs mères. Contre 49% auprès de leurs pères.

Les garçons se confient plus à leurs mères qu’à leurs pères

C’est en tout cas beaucoup plus que pour les générations plus anciennes. Dans les années 1990, par exemple, seulement 40% des garçons étaient “out” avec leur mère et moins de 30% avec leur père, selon la même étude.

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L’étude a sondé près de 1.200 adolescents attirés par des personnes du même sexe de janvier 2019 à janvier 2020 dans le cadre d’une enquête de prévention du VIH. Et, alors que ces résultats semblent encourageants pour les chercheurs, l’auteur principal, le Dr David A. Moskowitz, note qu’il y a encore bien des progrès à faire.

De plus en plus d’ados gays et bis font leur coming out…

Cette étude montre que de nombreux adolescents, y compris ceux de moins de 18 ans, sont à l’aise avec leur sexualité”, a déclaré ce professeur adjoint de sciences sociales et médicales de l’Université Northwestern (Illinois). “Dans le même temps, nous devons rester prudents. Car les données indiquent également que des obstacles des discriminations auxquels ont dû faire face les générations précédentes subsistent.”

De plus en plus d’ados gays et bis font leur coming out… 

On remarque notamment l’importance notoire du niveau socioprofessionnel des parents, de la couleur de la peau et de l’identité religieuse. Ainsi, les participants blancs à l’étude sont plus susceptibles d’être sortisr du placard que les participants noirs. En outre, on note que les personnes sondées homosexuelles font plus leur coming out que les bis. Quant à la religion, elle est sans surprise un gros frein et bloque les ados issus des familles le plus pratiquantes. 

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Cela nous permet de comprendre les facteurs qui poussent les adolescents à partager ou non ce type d’informations avec leurs proches”, commente le Dr Moskowitz. “Nous pouvons maintenant réfléchir à ce que tout cela signifie pour les générations futures.

Selon le scientifique, l’étude ouvre en tout cas des portes à davantage de recherches sur la sexualité au sein de cette génération Z. Y compris en ce qui concerne les jeunes femmes qui semblent moins enclines à faire leur coming out que les jeunes hommes. “Cette étude fournit une feuille de route”, selon le Dr Moskowitz. “En attendant, ceux qui travaillent avec des adolescents identifiés comme LGBT+ ont désormais un outil de plus pour mieux avec cette étude.

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