C’est une décision historique de la Cour suprême dans une Amérique si LGBT-phobe ! Alors que Trump et ses petits potes espéraient que la haute instance se déclare en faveur des employeurs qui décident de virer des gens au motif qu’ils sont LGBT+, elle a décidé du contraire. Et bam : dans ta face, Donald !

Par Fred Lafeuille

La Cour suprême des États-Unis a donc statué et c’est sans appel. Les personnes LGBT+ ont le droit à une protection contre la discrimination fondée sur leur orientation sexuelle et leur identité de genre. La Cour a jugé que les dispositions existantes qui proscrivent la discrimination fondée sur le sexe s’appliquent également aux cas où “un employeur licencie un individu simplement pour être gay ou transgenre”. Et notamment en matière d’emploi. 

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Il s’agit d’une étape très importante puisque les mesures d’égalité à ce sujet ont longtemps été bloquées par les républicains au Congrès. Selon la juge Neil Gorsuch tout cela est ni plus ni moins une affaire de sexisme et de discrimination en fonction du genre, et pas de l’orientation sexuelle. “Il est impossible de discriminer une personne pour être homosexuel ou transgenre sans discriminer contre cette personne sur la base du sexe”, explique-t-elle. 

C’EST NI PLUS NI MOINS DU SEXISME

Prenons l’exemple d’un employeur de deux individus, tous deux attirés par les hommes. Pour l’employeur, les deux individus sont matériellement identiques à tous égards, sauf que l’un de ces deux individus est un homme et l’autre une femme. Si l’employeur licencie l’employé masculin pour aucune autre raison que le fait qu’il est attiré par les hommes, l’employeur le discrimine pour les traits ou les actions qu’il tolère chez sa collègue féminine”.

LE SEXE DE CHAQUE EMPLOYÉ JOUE UN RÔLE INADMISSIBLE DANS LA DÉCISION DE LICENCIER

Et de poursuivre : “Prenez un employeur qui licencie une personne transgenre qui a été identifiée comme un homme à la naissance, mais qui s’identifie désormais comme une femme. Si l’employeur retient un employé par ailleurs identique qui a été identifié comme une femme à la naissance, l’employeur pénalise intentionnellement une personne identifiée comme un homme à la naissance pour des traits ou des actions qu’il tolère chez un employé identifié comme une femme à la naissance. Encore une fois, le sexe de chaque employé joue un rôle indubitable et inadmissible dans la décision de licencier”. 

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Cette décision va à l’encontre des souhaits de Donald Trump et de ses amis fascisants. Ils étaient en effet intervenus dans l’affaire pour faire valoir que la loi sur les droits civils ne s’applique pas aux personnes LGBT+. En gros, Trump voulait ouvertement autoriser la discrimination en classant les LGBT au niveau de “sous-citoyens”. 

UNE PORTE OUVERTE VERS PLUS DE DROITS

Licenciés parce qu’ils sont membres de la communauté LGBT+, les plaignants se sont longtemps battus en justice. Le principal plaignant, Gerald Bostock, travaillait ainsi comme agent de la protection de l’enfance dans en Géorgie, lorsqu’il a été licencié pour cause d’homosexualité. Tragiquement, les deux autres plaignants nommés dans cette affaire sont décédés depuis le début de leurs actions en justice qui a duré trop longtemps. Mais, leurs familles ont poursuivi la lutte en leurs noms.

 

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