Après nous avoir ouvert l’an dernier les portes de son Kingdom, cette fois c’est à bord d’un vaisseau spatial que Bilal Hassani et son équipage nous emmènent à la découverte d’un nouvel album, Contre soirée… On l’a rencontré pour parler de sa musique, de ses chansons, et on lui a demandé si Zahia était sympa… On vous raconte !

Propos recueillis par Andrei Olariu

SALUT BILAL. APRÈS NOUS AVOIR OUVERT LES PORTES DE TON KINGDOM, C’EST CETTE FOIS DANS TON VAISSEAU SPATIAL QUE TU NOUS ACCUEILLES. TU NOUS EMMÈNES OÙ, AU JUSTE ?

On va à la Contre soirée. Je l’ai imaginée comme une allégorie de la vie. C’est une grande fête qui représente à la fois la naissance et la découverte de l’amour, jusqu’au nirvana final.

ET CE N’EST PAS ACCESSIBLE EN MÉTRO ? 

Non, non, mais on peut aller jusqu’au vaisseau en trottinette si tu veux, ça donne un petit côté moderne !

©Fifou
COMMENT EST NÉ CET ALBUM ?   

J’avais déjà écrit Fais le vide et Tom en 2019, mais cet album est véritablement né à New York. J’y ai passé le nouvel an avec des amis et, un soir, j’ai rêvé de cette contre-soirée dans les moindres détails. Alors, quand je me suis réveillé, j’ai tout de suite voulu retranscrire ça en chanson ! J’ai su le nom immédiatement. Je savais qu’il y aurait douze titres et où je voulais aller. Alors j’ai embarqué pour l’écriture et nous y voilà !

POURQUOI AVOIR APPELÉ CET OPUS CONTRE SOIRÉE ?

Parce que c’est là où tout se passe généralement. Je n’aime pas rester en place, je dois bouger en permanence. Que ce soit avec des amis ou à un date, j’aime faire les choses de manière inconventionnelle. C’est précisément l’idée de cette contre-soirée. Ne pas être là où on m’attend, mais surprendre. Et puis il y a quelque chose d’intime, de caché dans l’imaginaire de la contre-soirée. C’est aussi une manière de me livrer différente du premier album.

« MAINTENANT, JE VEUX METTRE DU CŒUR ET DE L’ÉNERGIE DANS MES PROJETS »

ON SENT UN VÉRITABLE VIRAGE DANS LES PAROLES. TU VOULAIS MONTRER UNE AUTRE FACETTE DE TOI ?

Le premier album, c’était vraiment un journal intime. Je devais d’abord commencer par me présenter au public. Je voulais que les gens apprennent à me connaître. Depuis tout petit, je voulais commencer par un album intime et enchaîner sur un disque plus sexy, plus cru peut-être aussi, où je montre parfois à cœur ouvert mes failles et mes défauts.

CONTRAIREMENT AU PREMIER ALBUM, TU PRENDS CETTE FOIS DES POSITIONS FORTES CONTRE LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE NOTAMMENT. ÇA TE TENAIT À CŒUR ?

Il était en effet très important pour moi d’aborder des thèmes comme le harcèlement scolaire, la rupture familiale ou encore l’exclusion. En allant à la rencontre du public sur les dédicaces et dans les concerts, beaucoup de gens se sont confiés à moi sur les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. J’ai eu envie d’être leur porte-parole pour leur dire qu’ils ne sont pas seuls !

EST-CE QUE TU TROUVES QUE LA COMMUNAUTÉ LGBT MANQUE DE MODÈLES ? 

Je n’ai pas souvenir d’avoir eu quelqu’un à qui m’identifier, et c’est justement comme ça que je façonne ce que je fais aujourd’hui. Je sentais une absence. J’avais l’impression d’être bizarre et seul. Je me sentais comme un monstre et je ne me retrouvais absolument nulle part. Alors maintenant, je veux mettre du cœur et de l’énergie positive dans mes projets pour montrer qu’on doit tous être fiers de qui on est !

LOÏC PRIGENT POSE SA VOIX SUR LE TITRE AILLEURS. COMMENT S’EST PASSÉ VOTRE RENCONTRE ?  

Je connais Loïc depuis deux ans. Il m’a aidé à comprendre le milieu de la mode et m’a ouvert beaucoup de portes. Quand on a enregistré Ailleurs, il y avait un solo de guitare qui se prêtait parfaitement à un passage parlé. Alors Loïc est venu en studio, il a écrit et enregistré les paroles en quelques heures. Je suis hyper content du résultat qui est très imagé. On visualise parfaitement la scène…

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