Daya – Bad Girl. Pour célébrer le Pride Month et en amont de la Marche des Fiertés de Paris ce samedi, #J4F : Justice 4 Flops a décidé de mettre en lumière une artiste et faiseuse de BOP LGBT+ : Daya.

Par David Elouard & Alex Sperwell

Bien qu’elle ait eu un petit succès solo aux US « Sit Still Look Pretty » en 2016, personne ici ne la connaît. Pourtant sa voix, le monde entier l’a déjà entendue. En effet au même moment, elle était déjà sur l’immense tube des Chainsmokers « Don’t Let Me Down » ! Depuis, elle galère un peu à se faire une place et une fanbase digne de ce nom.

Jusqu’ici un peu trop restreinte par Interscope, elle change pour un plus petit label en 2020 pour y avoir plus de libertés. Et c’est alors que la genèse de son dernier EP « The Difference » débute. Si le premier single « First Time », sorti le 9 Octobre 2020, vaut le détour, c’est surtout sur le second extrait « Bad Girl » qu’il faut s’attarder.

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C’est d’ailleurs avec ce petit bijou sorti en début d’année que Daya fait son coming-out lesbien et présente sa copine au passage. En gros elle y explique que les bad girls préfèrent les bad girls car les bad boys n’y comprennent rien. Une belle leçon de vie qui parlera sûrement à beaucoup d’entre nous.

Maintenant jetons une oreille sur la production. Jusqu’ici dans une pop sucrée, la jeune chanteuse a s’est tournée vers des sonorités plus aériennes. On vous conseille d’ailleurs de faire un détour par le sublime « Safe » sorti en 2018. Mais revenons-en à nos moutons. Une fois de plus avec « Bad Girl », le résultat est là. Sa voix est magnifiquement mise en valeur et ses ad-lib nous donnent des frissons. On a l’impression de voler avec elle. L’ambiance est tellement bien mise en place que le changement de rythme et l’ajout de la batterie ne changent rien à l’ambiance à la fois planante et mystérieuse.

Dans l’épisode précédent de JUSTICE FOR FLOPS : Claire Laffut & Yseult – Nudes

Quant au refrain, il est incontestablement le moment phare de la track. Composé de gimmicks à la chaîne, vous allez le connaître par cœur dès la première écoute. Mais pas seulement ! Vous allez même avoir envie de le réentendre. Et toute la chanson est construite pour créer cette envie. Lorsque le premier arrive, le rythme change et est conservé sur le second couplet. Comme si on n’en sortait pas vraiment et pour nous amener plus vite au suivant. De même pour le bridge qui suit. Lorsque notre souffle est coupé, les seuls mots prononcés sont ceux du pré-refrain. Le rythme est arrêté mais pas l’évolution. On sait qu’on va finir sur ces gimmicks et ce refrain dont on est devenus accrocs. Et forcément lorsqu’on a eu ce qu’on voulait, difficile de ne pas céder à la tentation du replay.

Alors en ce Pride Month, soutenons les artistes Queer. Faites un petit tour du côté de son très bon EP « The Difference ». Quant à « Bad Girl », élevons le au rang de nouvel hymne lesbien et pas que ! Ensemble rendons justice : marchons et streamons !

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