C’est fait ! L’Allemagne est devenue le premier grand pays européen à interdire les thérapies de conversion pour LGBT+… ce que la France n’a toujours pas fait !

Par Fred Lafeuille

L’Allemagne interdit finalement les thérapies de conversion. Toute personne qui tenterait d’infliger ces traitements à des mineurs risquent désormais jusqu’à un an de prison et 30 000 euros d’amende.

UN SOULAGEMENT POUR LES ASSOCIATIONS

La Fondation Magnus Hirschfeld dénonceprès de 1 000 thérapies de conversion chaque année en Allemagne. Ces traitements basés sur des discours pseudo-scientifiques poussent des jeunes à changer leur orientation sexuelle.

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Dans la pratique, ces thérapies sont un bourrage de crâne visant à prôner l’abstinence sexuelle ou le retour à l’hétérosexualité. Dans certains cas, la situation peut-être bien plus grave. Les associations dénoncent l’usage de stimuli négatifs (douleur, nausée induite par un médicament, etc.) associés à des contenus homosexuels.

EN FINIR AVEC LES SUICIDES ET LA DEPRESSION

“Je veux une interdiction ferme, surtout si elle doit être portée devant les tribunaux”, a déclaré le ministre de la Santé allemand, Jens Spahn. “Les jeunes qui sont contraints de suivre des thérapies de conversion doivent trouver du soutien dans cette loi » a-t-il ajouté.

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“L’Allemagne est le premier grand pays européen à protéger les personnes LGBTQ de cette pratique insidieuse » s’est réjouit Mathew Shurka, cofondateur de l’ONG Born Perfect rescapé de ces thérapies. « C’est l’une des principales causes de suicides et de dépression chez les jeunes LGBT+”. “Surtout en cette période, alors que de nombreux LGBT+ se sentent plus isolés que jamais, le leadership de l’Allemagne est un puissant exemple de la manière dont les gouvernements peuvent défendre les jeunes LGBTQ”.

 

EN FRANCE « LE REFUGE » EST SURCHARGÉ D’APPELS 

En France fin 2019, deux députés ont préconisé la mise en place d’une législation sévère contre ces thérapies. Mais rien ne bouge pour l’instant ! Certes, en 1992, l’homosexualité a été exclue de la liste des pathologies psychiatriques, mais elle est toujours considérée comme une maladie par les partisans de ces pratiques. Les associations Torrents de vie et Courage continuent d’ailleurs à proposer des thérapies de conversion en toute impunité

L’association Le Refuge, qui accompagne les jeunes LGBT+ en détresse affirme recevoir des appels au sujet de ces thérapies de conversion au moins trois fois par mois ! Il est urgent de réagir !

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