Le président du CNC en garde à vue après la plainte d’un jeune homme de 22 ans. Le garçon accuse Dominique Boutonnat de lui avoir imposé une fellation à l’occasion de vacances en Grèce. 

Par Andrei Olariu

Mercredi 10 janvier, Dominique Boutonnat président du Centre national du cinéma, est en garde en vue. Un jeune homme de 22 ans l’accuse de tentative de viol et d’agression sexuelle. Les faits se seraient produits en août 2020 lors de vacances en Grèce. Au mois d’octobre, un jeune homme de 22 ans dont il est le parrain a déposé plainte. Le président du CNC nie toute relation de contrainte.

Une fellation forcée au bord de la piscine ?

Dans la plainte que ce sont procurés nos confrères du Nouvel Obs, les faits sont décrits avec précision par le jeune homme. Il connaît bien le président du CNC qui est un ami d’enfance de la famille. Dominique Boutonnat aurait proposé l’été dernier au jeune homme de passer quelques jours dans sa villa d’une île grecque. Ce ne serait pas la première fois que Dominique Boutonnat héberge le jeune homme. Les deux sont d’ailleurs particulièrement proches.

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Mais c’est alors que la situation se serait compliquée. Son parrain l’aurait incité à se baigner nu avant de l’encourager à boire des verres alors que les autres étaient déjà couchés depuis longtemps. Puis ce 3 août, il dit être resté tard à discuter avec Dominique Boutonnat. Il serait sorti de la piscine vers 6 heures du matin, et aurait reçu une première étreinte de Dominique Boutonnat. Le jeune homme l’aurait repoussé. C’est alors que son parrain l’aurait suivi dans sa chambre et se serait montré particulièrement insistant. Il aurait tenté de le masturber puis de lui imposer une fellation. Choqué, il le repousse pour se dégager.

Une profonde dépression et des pensées suicidaires

Le jeune homme encore sous le choc va faire le choix de taire les faits dans un premier temps. À son retour chez lui, il a perdu du poids, il est sujet à des crises d’angoisse et il dit même avoir eu des pensées suicidaires. Ses parents vont tenter d’avoir des explications auprès du président du CNC qui aurait réfuté faits. Plusieurs auditions judiciaires confirment que son n’a pas évolué, selon l’hebdomadaire. Ces témoins confirment également à la justice le mal-être du jeune après les vacances.

Le président du CNC a été placé en garde à vue 

De leur côté les journalistes du Nouvel Obs ont pu recueillir le témoignage de l’avocat du prévenu, maître Emmanuel Marsigny, qui nie les faits de toute relation exercée sous la contrainte.

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