En octobre 2015, le champion olympique de ski Gus Kenworthy a fait son coming out. Ce qui a certainement inspiré de nombreux sportifs à en faire autant par la suite. Il a souvent dit sa crainte de perdre des sponsors à l’époque. Mais il revient aujourd’hui sur une inquiétude encore plus grande : celle que sa santé mentale soit vraiment mise à mal lorsqu’il était encore dans le placard. 

Par Fred Lafeuille

Il est médaillé d’argent olympique, mais aussi star d’American Horror Story. Il fait aussi partie de ces sportif qui ont choisi d’être qui ils sont aux yeux du public. Il y a quelques jours, sur Instagram, il s’est livré en live lors d’une conversation à cœur ouvert avec la footballeuse et icône LGBT+ Megan Rapinoe.

Kenworthy a expliqué : “Pendant une grande partie de ma carrière, ma santé mentale a été mise en veilleuse. J’étais vraiment compartimenté parce que j’étais dans le placard. Ce qui fait que je cachais une grande partie de moi-même et de ma vie aux autres et à moi-même. Je consacrais tant d’énergie et de temps à cacher mes secrets !

« JE M’ASSURAIS TOUJOURS D’ÊTRE LA DERNIÈRE PERSONNE À M’ENDORMIR PARCE QUE JE PARLE DANS MON SOMMEIL »

Et de poursuivre : “Je pense que cela a vraiment nui à ma santé mentale. Et j’ai lutté contre la dépression et à certains moments de ma vie, et contre des pensées suicidaires. Quand j’étais dans le placard, et que j’étais aux camps d’entraînement, je m’assurais toujours d’être la dernière personne à m’endormir parce que je parle dans mon sommeil. Il y a tellement de petites choses comme ça, mais c’était épuisant.”

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J’ai eu du mal à être fier de moi, à me réconcilier et à m’accepter”, a-t-il ajouté. “Faire mon coming out a été la meilleure chose pour ma santé mentale. L’année qui a suivi a été ma meilleure saison à ce jour. Je me sentais tellement libérée d’un poids énorme sur mes épaules. Je pouvais enfin skier ouvertement, honnêtement et authentiquement, en partageant tout de moi. Ça a fait une énorme différence.

PARLER PLUS FRÉQUEMMENT DE LA SANTÉ PSYCHOLOGIQUE

L’athlète a précisé : “Je pense que la santé psychologique est si importante que je suis ravie d’en parler de plus en plus fréquemment. C’est important pour tout le monde, mais surtout pour les enfants LGBTQ qui courent un risque beaucoup plus élevé d’automutilation et de suicide…

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