Les chargés des Affaires européennes allemand, français et tchèque se sont exprimés dans une tribune commune. Ils interpelle l’opinion et condamnent fermement les actions menées par certains gouvernements contre les LGBT+. Ils qualifient la situation de “préoccupante”. 

Par Fred Lafeuille

Pour une fois, des dirigeants se sont un peu mouillés et on ne peut que les féliciter ! La France, l’Allemagne et la République tchèque ont dénoncé jeudi dernier les discriminations visant les personnes LGBT en Europe. Notamment à l’Est.

La situation des personnes LGBTQ reste très préoccupante. Certains dirigeants nationaux remettant même en cause les campagnes en faveur de leurs droits”. C’est ce qu’ont écrit dans une tribune parue sur Politico la Française Amélie de Montchalin, l’Allemand Michael Roth et le Tchèque Ales Chmelar, tous trois chargés des Affaires européennes dans leur pays.

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Le président polonais sortant Andrzej Duda, candidat à sa réélection le 28 juin, s’est récemment engagé à soutenir la famille polonaise traditionnelle. Mais aussi à “protéger les enfants contre l’idéologie LGBT”. Tout en empêchant sa propagation “dans les institutions publiques”, comme nous l’avons écrit il y a quelques jours. Nombre d’entités territoriales polonaises, souvent liées au parti conservateur nationaliste Droit et Justice, ont aussi adopté des résolutions pour se déclarer “zones libres de l’idéologie LGBT” intolérables dans ce pays extrêmement catholique.

« NOUS DÉSAPPROUVONS FERMEMENT LES RESTRICTIONS AUX DROITS HUMAINS ET À L’ÉGALITÉ »

Nous condamnons fermement toute mesure d’exclusion et de discrimination et désapprouvons fermement les restrictions aux droits humains et à l’égalité”, ont poursuivi les trois ministres. Ils ont notamment dénoncé le refus de toute reconnaissance légale des transsexuels et transgrenres. La Hongrie entend ainsi définir le genre par le “sexe biologique basé sur la naissance et le génome”. Les personnes trans, opérées ou non, ne seraient alors plus autorisées à demander un changement de sexe auprès de l’état civil.

 

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