Le ministre de la Santé a annoncé de nouvelles restrictions pour les bars et les restaurants dans certaines villes. Et ce n’est pas une, mais plusieurs professions qui se sentent menacées. Restaurateurs, patrons de bars, artistes de spectacles vivants, DJs et autres performeurs de la nuit, ils sont tous menacés et poussés dans une grande précarité.  

Par Andrei Olariu

Paris et la petite couronne passent en alerte renforcée. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran. Plusieurs mesures restrictives ont donc été prises. Comme la fermeture anticipée des bars à 22 heures maximum à compter du lundi 28 septembre.

Le ministre a également annoncé que la jauge des rassemblements serait abaissée à 1.000 personnes. Mais aussi que les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public seraient désormais purement et simplement interdits. Et ce, pour au moins 15 jours.

“C’EST QUASIMENT UN ARRÊT DE MORT POUR LA PROFESSION”

À Marseille et en Guadeloupe, les patrons de bars et de restos sont catastrophés, effrayés et en colère. En effet, leurs établissements devront fermer boutique dès samedi durant les deux prochaines semaines. “Je ne sais pas comment réagir”, a confié un restaurateur du Vieux-Port de la cité phocéenne au Figaro. “On ne peut pas ignorer la situation sanitaire, mais c’est quasiment un arrêt de mort pour la profession.

J’ai du mal à comprendre cette décision, d’autant plus que j’ai une belle terrasse sur laquelle je peux faire respecter la distanciation sociale”, a quant à lui expliqué au quotidien de Dassault un autre patron de resto marseillais. 

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Des mesures qui peuvent paraître incohérentes et difficile à comprendre en effet, quand d’autres endroits ne semblent pas poser de problèmes, comme les entreprises ou les transports en commun. En revanche, les salles de sport et les gymnases font les frais de la recrudescence du nombre de contaminations puisqu’ils devront fermer leurs portes à Paris, en petite Couronne et dans les zones d’alerte renforcée. 

En cette période incompréhensible, nous pouvons tout de même agir pour aider les bars et les restaurants très impactés. Allons boire un verre ou même juste un café chez eux lorsqu’on est dans une zone où ils peuvent encore ouvrir. Déjeunons et dînons dans les restos, même s’il faut déguerpir aux dix coups de 22 heures. Commandons chez ceux qui proposent des solutions à emporter ou un service de livraison. 

DÈS QUE LES RESTRICTIONS S’ALLÉGERONT : SORTONS, SORTONS ET SORTONS ENCORE !

Pour ce qui est des artistes, des performeurs, des métiers de la nuit, c’est beaucoup moins évident. Aidons-les en soutenant des initiatives locales, comme celle de Mixity. Incitons à la création de fonds de soutien et demandons à nos municipalités de mettre la main au porte-monnaie pour aider ces professions en péril, comme l’a d’ailleurs récemment fait la ville de Reims. 

Et surtout, déposons nos habits de lumière au pressing pour qu’ils soient tout propres lorsque nous pourrons ressortir dès que les restrictions s’assoupliront. Vive les bars, les restos et les métiers de la nuit ! Sans eux, pas de fête. Et sans nous non plus. Alors, patientons dans nos starting-blocks et tenons-nous prêts à sortir de nouveau !

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