À 19 ans, un jeune Francilien s’est retrouvé à la rue. Grâce au Refuge, il a pu être soutenu et logé. Face à la recrudescence des actes homophobes durant le confinement, des associations veillent… 

Par Fred Lafeuille

« Ma mère m’a dit de faire mes valises ! »

Ce cas est malheureusement loin d’être isolé ! Des tas de jeunes LGBT+ ont été confrontés au harcèlement et aux violences à l’intérieur même de leurs foyers, alors que le confinement les empêchait de s’en échapper.

« JE N’AI RIEN FAIT DE MAL »

Sur France Inter, Dimitri [son prénom a été modifié à sa demande par la station de radio publique, NDLR] raconte sa galère et ce que lui a fait subir sa marâtre : “Elle m’a dit de faire mes valises un matin, sans m’indiquer la raison. Mon frère m’a dit que c’était parce qu’elle avait appris mon homosexualité”.

À LIRE AUSSI : Confinement, les violences anti-LGBT explosent !

Ce mardi matin, il a dû prendre quelques affaires et quitter le domicile familial en catastrophe, sans poser de questions et sans savoir où aller : “J’en veux à ma famille et plus particulièrement à ma mère. (…) Je me suis posé des questions, mais je n’ai pas trouvé de réponses : je n’ai rien fait de mal”.

« SANS LE REFUGE J’AURAIS ÉTÉ À LA RUE »

Il en a entendu parler à la télévision, alors il se décide à contacter la fondation Le Refuge. Les bénévoles vont se démener qui pour réussir à l’héberger à l’hôtel dès le soir même. “Sans Le Refuge, j’aurais été à la rue”, admet le jeune homme. “Si l’association a pu réagir aussi promptement, c’est que le gouvernement a débloqué, le 24 avril, une aide exceptionnelle de 300 000 euros pour héberger les personnes  LGBT victimes de violences. Un ‘plan d’urgence’, mis en place par la secrétaire d’État Marlène Schiappa”, rappelle France Inter.

Le Refuge est pour l’instant la seule association conventionnée avec la Délégation interministérielle de lutte contre le racisme l’antisémitisme et la haine anti LGBT (Dilcrah), pour concrétiser ces hébergements”, a déclaré Frédéric Potier, le délégué interministériel. “Il y a un vrai besoin. Ce dispositif était nécessaire”… si ce n’est vital !

DES INSULTES RÉPÉTÉES

Employé dans un magasin près de Paris, Dimitri décrit un quotidien infernal avec sa mère durant les longues semaines de confinement qu’il a passé à ses côtés : “Le fait d’être H24 ensemble, ce n’était pas possible. Tous les jours, elle parlait de moi à ses amies au téléphone et elle m’insultait, elle disait : ‘il me dégoûte’ et cela m’a fait très mal”.

“Elle m’insultait, elle disait : ‘il me dégoûte’, et cela m’a fait très mal”

Rappelons que toute forme de violence à l’encontre d’une minorité est répréhensible par la loi. Alors, il ne faut surtout pas hésiter à agir. Quant aux victimes de ses violences et autres discriminations, elles peuvent compter sur de nombreuses associations, dont Le Refuge, Stop Homophobie, SOS Homophobie, FLAG! ou encore Contact. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici