L’auteure de la saga Harry Potter ne cesse de s’exprimer contre les personnes trans. Cette fois-ci, elle va encore plus loin. Mais, pourquoi tant d’acharnement ?

Par Fred Lafeuille

L’auteur de Harry Potter J.K. Rowling a une fois de plus fait une diatribe anti-transgenre. Cette fois-ci, elle compare carrément les traitements hormonaux utilisés par les personnes transgenres aux thérapies de conversion subies par certains homosexuels pour les “remettre dans le droit chemin”.

Un twittos a en effet publié une capture d’écran montrant que Rowling a “liké” un message pour le moins transphobe : “Les prescriptions d’hormones sont les nouveaux antidépresseurs. Oui, ils sont parfois nécessaires et peuvent sauver des vies, mais devraient être un cas de dernier recours et non la première option. Ceux qui préfèrent donner des médicaments plutôt que de consacrer du temps et des efforts à guérir l’esprit des gens font preuve d’une grande paresse”.

ELLE DÉNONCE UNE PERTE DE LA FERTILITÉ ET DES FONCTIONS SEXUELLES

Rowling a affirmé que la capture d’écran était une fausse. Mais cela ne l’a pas empêchée de publier une série de tweets qui semblaient pourtant défendre ce sentiment. D’après J.K. Rowling, “de nombreux professionnels s’inquiètent du fait que les jeunes, en proie à des problèmes de santé mentale, sont poussés à prendre des hormones et à subir des opérations chirurgicales alors que ce n’est peut-être pas leur dans leur intérêt”.

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Elle ajoute : “Nombre d’entre nous, dont moi, pensons que nous assistons à un nouveau type de thérapie de conversion pour les jeunes homosexuels, qui seraient poussés vers une médicalisation à vie pouvant entraîner la perte de leur fertilité et de leur pleine fonction sexuelle”.

LES INHIBITEURS DE PUBERTÉS RÉDUISENT LE TAUX DE SUICIDE CHEZ LES JEUNES TRANS

La romancière évoque ici les inhibiteurs d’hormones utilisés pour inhiber la puberté. Prescrits aux ados trans, ils empêchent l’apparition de caractéristiques physiques comme la pomme d’Adam ou des poils sur le visage. Ils permettent d’éviter d’avoir recours à des opérations chirurgicales plus tard dans la vie.

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Le site d’infos britannique PinkNews explique quant à lui que de nombreuses recherches scientifiques témoignent de l’intérêt de ces “bloqueurs de puberté”. C’est le cas d’une étude réalisée sur 20.000 individus de 18 à 36 ans. Publiée dans la revue Pediatrics, elle montre que lorsqu’ils ont recours à ces médicaments, les risques de suicides ou de problème mentaux “diminuent considérablement”.

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