La Police belge est intervenue pour stopper une partouze gay en plein confinement. Parmi les 25 hommes interpelés, un eurodéputé hongrois lgbtphobe fervent militant contre le mariage pour tous.

Par Andrei Olariu 

Tel est pris qui croyait prendre. Cet adage s’applique ici à la perfection. Ce vendredi 25 hommes ont été interpelés et verbalisés par la police à Bruxelles. La raison ? En plein confinement, ils s’adonnaient joyeusement à une partouze gay. Ils ont bien entendu tous écopé d’une amende. Mais parmi eux se trouvaient plusieurs diplomates et députés dont József Szájer un proche de Viktor Orban le Premier ministre hongrois connu pour ses dérapages homophobes.

IL TENTE PREND LA FUITE

« On a interrompu un gang bang !« , s’est exclamée une source proche du dossier aux journalistes de d. À en croire les informations de 7 sur 7, le député européen a d’abord tenté de s’enfuir par la gouttière avant d’opposer son immunité parlementaire. Le ministère belge des Affaires étrangères aurait même dû intervenir. De l’alcool et des stupéfiants ont été retrouvés, mais le parquet n’a pas cru bon d’ouvrir une enquête.

« On a interrompu un gang bang !

« Une vingtaine de personnes ont été verbalisées pour non-respect des mesures sanitaires à la suite d’une soirée organisée vendredi soir, au premier étage d’un immeuble au centre-ville de Bruxelles« , a confirmé ce mardi Sarah Durant, porte-parole du parquet de Bruxelles citée par Nice Matin. Le parquet a précisé ne pas souhaiter faire davantage de commentaires sur les circonstances de la soirée et sur les personnes présentes.

UN DÉPUTÉ CONNUT POUR SES DÉRAPAGES HOMOPHOBES

Mais qui est donc ce József Szájer présent à la partouze ? Dans un communiqué le député hongrois annonce sa démission et reconnaît les faits. « Je suis désolé d’avoir violé les règles du pays. C’était irresponsable de ma part. Je n’ai pas consommé de drogue« , indique-t-il.

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L’histoire pourrait s’arrêter là, mais ce serait oublié que l’homme est membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, qui remet ouvertement en cause les droits LGBT depuis plusieurs années.

Tout comme la Pologne, la Hongrie connaît de plus en plus de dérives LGBTphobes dans l’indifférence générale. Il est donc temps de se demander pourquoi les instances européennes n’opposent aucune réaction. 

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