Il s’agirait là d’une avancée majeure en matière de prévention, selon les chercheurs. Le Cabotegravir en injection serait en effet plus efficace que les comprimés de PrEP qui réduisent déjà de 99% le risque d’être infecté par le VIH.

Par Fred Lafeuille 

Les Instituts américains de santé (NIH) ont annoncé des résultats spectaculaires. En effet, l’injection toutes les huit semaines d’un médicament nommé le Cabotegravir permettrait selon eux de prévenir la contamination par le VIH. Les résultats obtenus seraient encore meilleurs que ceux constatés lors de l’utilisation de la PrEP, qui a déjà, qu’on le veuille ou non, révolutionné la façon d’envisager la prévention contre le virus.

TROIS ANS DE RECHERCHE SUR DES POPULATIONS À RISQUE

Les NIH ont donc communiqué les résultats préliminaires d’un grand essai clinique. Ces recherches ont notamment été lancées il y a plus de trois ans par ViiV Healthcare (du groupe pharmaceutique britannique GSK). Elles ont été menées dans sept pays différents, dont les États-Unis, le Brésil, la Thaïlande et l’Afrique du Sud. Les sujets suivis étaient des gays. Mais, ont aussi été suivies des femmes transgenres, la plupart âgés de moins de 30 ans. Par ailleurs, un autre essai est en cours sur des femmes.

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Actuellement, bien que parfois controversé, le seul médicament préventif homologué est la PrEP (prophylaxie pré-exposition). La PrEP permettrait en effet de réduire de 99% le risque d’être infectées lors de rapports non protégés. En revanche, le traitement est jugé comme contraignant puisqu’une prise de la PrEP “n’agit” que durant 24 heures. 

Quoi qu’il en soit, les résultats dévoilés concernant le Cabotegravir se fondent sur le suivi de plus de 4.500 personnes. La moitié a reçu une injection du médicament tous les deux mois (avec des comprimés placebo de PrEP). L’autre moitié recevait une injection placebo (et de vraies pilules PrEP). 

69% PLUS EFFICACE QUE LA PrEP

50 participants ont tout de même été contaminés par le VIH dans la période. Mais de façon inégale : 12 dans le groupe Cabotegravir, et 38 dans le groupe PrEP. Ce qui se traduit de façon clinique par une efficacité de l’injection supérieure de 69% à celle de la PrEP. “Nous sommes très satisfaits des résultats, non seulement en raison de la forte efficacité du Cabotegravir, mais aussi, car nous avons démontré cette efficacité dans une étude menée sur des populations habituellement les plus frappées par le VIH”, a déclaré Kimberly Smith, directrice de la recherche et du développement chez ViiV Healthcare.

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